Visible de part et d'autre de l'installation, l'action du performeur engendre deux impressions fort différentes. Côté verdure, elle rappelle les multiples états de l'être en fin de vie. Le corps passe d'une condition tonique au relâchement complet. Côté terre, ce combat contre la gravité révèle peu à peu l'empreinte diffusée en vidéo. Ici semble surgir ce qui s'enlise dans la profondeur de la terre.

Le performeur est allongé sur une surface de plexiglas dissimulée dans l'installation. Ses points de contact, éclairés par des fluos, sont captés par une webcam située sous le plexiglas. L'image est filtrée en temps réel dans le logiciel Eyesweb, puis projetée de l'intérieur à l'aide de deux miroirs. L'empreinte obtenue est mouvante, glissant jusqu'au seuil de l'abstraction.

L'objet présente une dimension acoustique sophistiquée. Cinq petits haut-parleurs et un d'extrême-graves sont dissimulés dans la structure afin de créer un espace sonore à 360 degrés. Émanant de l'intérieur de l'installation, la trame est composée de deux bandes s'harmonisant selon la position des visiteurs. L'une diffuse des sons aériens, l'autre des sons souterrains. Cette distinction amplifie la sensation du dessus et du dessous de la terre.

     
     
       
Travaux réalisés lors de la résidence au Parc de la Villette (Paris)